Avant d’être un récit, Berserk est un objet graphique. Ce parcours est fait pour feuilleter : cinq moments où le dessin porte seul la charge, et qu’on peut regarder sans rien connaître de l’histoire.
Les étapes
Une bataille rangée où chaque figure du fond fait quelque chose de précis. La densité est le sujet.
L’Éclipse vue d’en haut : plus de personnage central, une accumulation qui n’a pas de fin. La leçon de Bosch, appliquée.
Une architecture entière dessinée en coupe, avec ses cachots, ses bûchers et sa faille. Un décor qui raconte une politique.
Le casque devient une gueule de chien. Deux cases suffisent à faire comprendre le prix.
Une ville blanche surgie du sol, lumineuse, large, presque sans hachures. Après trente tomes de nuit, la lumière fait peur.

Regardez ces cinq planches dans l’édition Deluxe si vous l’avez : le format d’origine écrase les doubles pages, et c’est précisément ce que Miura y a mis qui se perd.

La première lecture, dans l’ordreQui n’a jamais ouvert Berserk
Relire pour l’ÉclipseQui a déjà lu, et veut relire autrement
Lire Berserk par thèmesQui cherche un fil précis